Manger sa mère

Heureusement, cette expression doit être majoritairement prise au second degré.

Sens commun :
" Norbert a si faim qu'il serait prêt à manger sa mère."
Dans ce cas l'emploi du conditionnel renvoi à une possibilité certes macabre, mais néanmoins tristement concrète.

Prise au premier degré, on retrouve cette expression régulièrement dans les titres racoleurs ou faits divers sordidement gastronomiques.
" Ivre, il mange sa mère"

Sens figuré :
" Il a bien mangé, sa mère ! "

Lors d'un combat de rue mettant aux prises des individus belliqueux, l'utilisation de cette expression mets en exergue le caractère violent et les coups reçu par l'un ou l'autre. La nuance se fait ici via la virgule, judicieusement placée elle change le sens de la phrase.

A noter que l'on peut également manger ses morts, manger sa race, etc.